Bernard Pourchet
Artiste numérique, auteur photographe,
créateur d’univers imprimés
Œuvres numériques
Je me nourris de l’infiniment petit pour inventer une autre perception du visible.
À travers une exploration minutieuse de la matière graphique microscopique, puisée dans mes photographies, à l’aide de trames, de lignes et de motifs géométriques, je fais émerger dans mes compositions une nouvelle dimension artistique. Ces éléments, habituellement relégués aux confins du visible que seule une loupe permet d’observer, deviennent les pigments macroscopiques de créations visuelles audacieuses.
Chaque œuvre est le fruit d’une alchimie subtile entre l’infinitésimal et l’imposant, où la couleur et les nuances se déploient avec une richesse insoupçonnée. Les textures se superposent, les formes s’entrelacent, offrant un kaléidoscope visuel où se mêlent l’abstrait et le concret.
Je ne reproduis pas la réalité, mais la transcende pour créer mon univers, où la contemplation et la méditation se conjuguent harmonieusement. Chaque œuvre invite à une plongée introspective, à la découverte de multiples strates de signification et d’interprétation.
Ainsi, mes œuvres abstraites deviennent des portes ouvertes vers l’imaginaire, des invitations à un voyage sensoriel où les échelles se confondent et où la beauté se révèle dans les détails les plus infimes. En offrant plusieurs niveaux de lecture, mes créations captivent l’esprit et nourrissent l’âme, invitant chacun à s’immerger dans un océan de sensations et de réflexions.
Photographies
“Si vous vous contentez de voir ce qui est évident, vous ne verrez rien“
(Ruth Bernhard)
L’Éloge du détail
Mon travail photographique est une quête de ce qui échappe au premier regard. Qu’il s’agisse de l’espace silencieux d’un atelier abandonné, d’une ancienne manufacture ou d’un spectacle, je cherche à capturer le détail.
Dessins
Série de dessins d’après modèles vivants
Le passage de l’écran au fusain n’est pas une rupture, mais une respiration. Là où le numérique permet l’annulation et la perfection, le modèle vivant impose l’immédiat et l’irréversible. C’est un retour à la « matière » qui nourrit mon regard de créateur numérique. Regarder, observer pour interpréter.
Le dessin d’après nature est une école de l’humilité. Face au corps nu, on ne cherche pas seulement l’anatomie, mais la vibration du vivant.
« Le dessin n’est pas la forme, il est la manière de voir la forme. » Edgar Degas
Bien que mon quotidien soit rythmé par la précision du numérique, je reviens avec enthousiasme au modèle vivant pour retrouver l’essence du geste. C’est dans ce face-à-face avec la nudité et l’éphémère que mon regard s’aiguise.
Là où l’écran offre un contrôle absolu, le fusain et la pierre noire imposent une forme de lâcher-prise. Il ne s’agit plus de manipuler des pixels, mais de sculpter la lumière et de faire jaillir le volume d’un trait d’encre ou de fusain.
Travailler le corps nu, c’est apprendre à traduire une tension, un poids, une émotion. C’est cette sensibilité tactile et cette compréhension organique des formes que je cherche à insuffler, en retour, dans chacune de mes créations digitales mais sous une autre forme.